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🧵  Principauté d'Orange ✦   ✦   ✦
94.4.47.5.12 — Principauté d'Orange

Description des principaux lieux de France — Édition 1789 — J.A Dulaure

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--- [Document : Description des principaux lieux de France - Principauté d'Orange]
[Auteur : J.A. Dulaure]
[Année : 1789]
[Source : PDF EFERUS - BnF]
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# PRINCIPAUTÉ D'ORANGE.

# ORANGE (1).

Ville ancienne & célèbre, capitale de la principauté de son nom, unie à la province du Dauphiné, avec un Évêché suffragant d'Arles, située au pied d'une colline, à l'extrémité d'une belle plaine, sur la petite rivière de Meyne, qui baigne ses murailles, à une lieue de la rive gauche du Rhône, & à quatre lieues d'Avignon.

**ORIGINE.** On ne connaît pas mieux l'origine de la ville d'Orange que l'étymologie de son nom; il est prouvé que Jules-Céfar, devenu Dictateur, envoya une Colonie dans la ville d'Orange. On assure que cette Colonie fut composée de soldats de la seconde légion; & c'est pour cette cause, dit-on, qu'elle fut appelée Colonie des Secondains, *Araušo*, *Colonia Secundanorum*.

Les Romains ne négligèrent rien pour illustrer & embellir cette ville; ils y bâtirent des

(1) Quoique la Principauté d'Orange soit dépendante de la province du Dauphiné, nous l'avons placée ici, parce que ce petit pays se trouve enclavé entre la Provence & le Comté Venaissin, & que nous préférons, pour la commodité des Voyageurs, décrire les lieux suivant l'ordre de leur situation, que suivant l'ordre politique.

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# DESCRIPTION

arènes, un cirque, des bains, des temples, & quantité d'autres édifices dont on voit encore plusieurs vestiges. L'étendue de cette ville étoit alors bien plus considérable ; ses murailles renfermoient toute la montagne du château, jusqu'au quartier appelé de la Draperie, & s'avançoient ensuite dans la plaine qu'elles contournoient pour aller rejoindre le quartier de la draperie, près du Lavacrum. A en juger par ce qu'il en reste, le circuit des anciennes murailles avoit environ deux mille cinq cents toifes.

Orange fut ruiné plusieurs fois par les barbares, qui ont, à différentes époques, fait des irruptions dans cette partie de la Gaule. Guillaume au cornet ou au court nez, premier prince d'Orange, préserva cette ville de son entière destruction, en chaffant un des Chefs des Sarrafins qui s'en étoit emparé. Charlemagne, pour récompenser sa valeur, lui confia, en 793, le Gouvernement d'Orange. La Princesse Tiburge, de la première race des Princes d'Orange, en fit rebâtir les murailles, & construire trois grands faubourgs ; mais les guerres des quatorzième & seizième siècles nuièrent à ces rétablissements. Cette ville soutint plusieurs sièges du temps des guerres de la religion ; elle fut prise par les Calvinistes en 1561 ; le 6 mai 1562, les Catholiques la reprirent, & en furent chaffés au mois de septembre suivant ; quelque temps après, ils la reprirent une seconde fois, & en furent encore chaffés par les Calvinistes, qui, ayant éprouvé

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plusieurs cruautés de la part des Catholiques, usèrent de représailles en cette dernière occasion.

Après les troubles, les Princes d'Orange de la maison de Nassau, y établirent un Parlement qui avait pleine juridiction sur les habitants de la ville, de son territoire, & de tous les lieux de cette principauté; ils y établirent aussi une espèce de cour des Aides, une chambre des Comptes, & une cour des monnoies; il s'y battit monnoie au coin du Prince, & cette monnoie avait cours dans toute la France.

Maurice de Nassau, Prince d'Orange, en 1621, s'occupa à fortifier cette ville; mais en 1660, Louis XIV fit démolir ces fortifications; & le château, autrefois habité par les Princes d'Orange, que Maurice de Nassau avait fait réparer & fortifier, fut rasé en 1673. Orange est aujourd'hui une ville ouverte, entourée d'une simple muraille.

DESCRIPTION. Cette ville, ornée de belles places & de fontaines, renferme plusieurs objets intéressants. On ne connaît des anciennes Arènes d'Orange, que l'emplacement qui en porte encore le nom.

Le Cirque existe encore dans de superbes restes; il est situé à une extrémité de la ville, & au pied de la colline sur laquelle était le fameux château que Maurice de Nassau fit fortifier; ce monument servait aux jeux, aux combats, & autres exercices. On y voit encore une grande muraille qui fermait le demi-rond de l'amphithéâtre; elle est composée d'énormes affûtes de pierres grises, & sans mortier; sa hauteur

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# DESCRIPTION

est de cent huit pieds, sa longueur de trois cents; & à l'endroit le plus élevé son épaisseur est de douze pieds.

Le bas de cette muraille est soutenu par des arcs qui forment des portes, parmi lesquelles celle du milieu est la plus grande; au-dessus de la corniche on découvre encore ces trois lettres en gros caractères c. r. s., qu'on explique ainsi, *Colonia Julia Secundanorum*; le reste est entièrement effacé.

Sur la face septentrionale de cette muraille, on voit de grandes pierres carrées en saillie, distantes les unes des autres d'environ six pieds, & percées d'un grand trou au milieu; il y en a trois rangs; mais celui qui est directement au-dessus des portes, est presque tout brisé, les autres sont encore entiers; dans les ouvertures de ces pierres on plaçoit des piquets qui soutenaient les tentes de fin lin, d'écarlate, ou de quelques autres étoffes précieuses, destinées à mettre les spectateurs à couvert du soleil.

A la façade méridionale de cette muraille, est une corniche de marbre blanc, au-dessus de laquelle on voit dix-neuf niches, destinées, sans doute, aux statues d'autant de Divinités: au-dessus de ces niches, & au milieu de la façade, est le *podium* dans lequel se plaçait l'Empereur ou le Préteur, lorsqu'il assistait aux spectacles; il paroit, par des restes, qu'au devant de cette chaise ou chaire, étoit une galerie de marbre blanc & noir qui régnait le long de la muraille.

Les deux grands corps de logis qu'on voit

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encore aux deux extrémités de cette muraille, étoient destinés à loger les Magistrats, de même que les personnes chargées de la direction du cirque, les gladiateurs & les bêtes féroces qui devoient combattre.

La place qui est devant la façade septentrionale étoit destinée à des courtes, à des combats à cheval ou sur des chars.

L'Aqueduc, ouvrage des Romains, commençait à environ cinq lieues d'Orange, dans le terroir de Malaucène, au pied d'une montagne, d'où sort une fontaine appelée Grosfeau. On voit encore en plusieurs endroits, depuis Malaucène jusqu'à Vaïfon, depuis cette ville jusqu'à Orange, des ruines considérables de cet aqueduc; on a trouvé même des tuyaux de plomb, de briques & de ciment, qui formoient la conduite des eaux. Au terroir d'Orange on découvre cet aqueduc le long d'un vignoble; il continue, avec quelques interruptions, jusqu'au grand chemin du quartier Saint-Florent; il s'arrête ensuite à un angle auprès de la tour de Gabel, que la tradition dit avoir été les anciens bains; il se prolonge, par une muraille bâtie en droite ligne, de quinze cents pas de longueur, de douze pieds de hauteur, & de cinq d'épaisseur, jusqu'à la tour de l'arc de triomphe; en cet endroit, il se perd dans la ville, auprès de la rue appelée autrefois l'Hôpital; il alloit ensuite à la montagne du château, où l'on en voit encore des vestiges.

A Orange on trouve des ruines de plusieurs autres monumens antiques, comme les bains, P iv.

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# DESCRIPTION

le capitole, le champ de Mars, &c. mais le plus curieux, le plus entier de ces monumens, c'est l'arc de triomphe.

L'Arc de triomphe, situé au nord de la ville d'Orange, formoit, dans son entier, une tour de soixante-dix pieds d'élévation; il offre trois portiques, dont celui du milieu est le plus élevé; il a quatre faces, dont chacune a deux tables chargées de bas-reliefs.

La face méridionale est ornée de colonnes corinthiennes avec leur entablement. Au-dessus du petit arc qui est du côté droit, on voit, parmi des groupes d'armes, la figure de deux tangliers, symbole de l'alliance que contractoient les Romains avec d'autres Nations. Cette face est partagée par deux tables; sur celle qui est à droite, & sur le bouclier le plus haut, on lit ce mot : MARIO, & sur l'autre DACUDO; un peu plus bas, on lit sur un autre bouclier : IUM. CURIO; les lettres IUM étoient précédées par d'autres qui sont effacées; sur un autre bouclier plus bas, & plus à droite, on lit ce mot UDILLUS; la première lettre de ce mot est rongée. Dans le bas du même bouclier, on découvrit, en 1740, une espèce de cartouche, où il y a une main qui marque un renvoi, & où sont renfermés ces mots : A VOTO. Sur un bouclier qui est sur la gauche, on lit en gros caractères : SACRO; ce qui semble se rapporter au bouclier précédent : A VOTO... SACRO; altare ou ara, voto dicatum ou dicata sacro.

Dans la frise, au-dessus du petit arc, on voit des gladiateurs.

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Sur le tympan qui couronne le grand arc, & à sa naissance, du côté du levant & du couchant, sont des pièces de navire, des mats séparés, des cordages, des ancres; & parmi plusieurs autres attributs de la marine, on remarque le trident de Neptune, vrai symbole de la grandeur des Romains. Au dessus de ces pièces, du côté du levant, est encore le butte d'une femme qui semble sortir d'une fenêtre; on croit que c'est la figure de Marthe la Pythonisse; au dessus du grand arc du milieu, est une mêlée d'hommes & de chevaux, qui représente les sanglantes batailles livrées aux barbares: ce morceau est remarquable par la beauté de la pierre & la perfection de la sculpture; la figure qui paroît à une fenêtre entre la bataille & la Pythonisse dont nous venons de parler, & qui représente un Cavalier armé à la romaine, est Marius, suivant le sentiment de quelques Antiquaires.

La façade septentrionale est beaucoup mieux conservée, & la plus entière de l'arc de triomphe (1); elle est décorée du même ordre que la précédente: sur les deux petits arcs, on voit les différentes armes des Romains; au dessus du petit arc qui est à gauche, est une

(1)-On a remarqué, dans un grand nombre de monumens anciens, que les parties exposées au midi étaient bien plus altérées que celles exposées au nord; la raison en est simple, c'est que le soleil, comme le plus puissant des agens destructeurs de l'air, frappe plus constamment & avec plus de force, les parties exposées au midi.

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table au milieu de laquelle est un bouclier, où l'on voit ce mot en lettres unciales : CATULUS ; plus bas, sont encore ces trois lettres S. R. E., qui signifient *Senatus Romani expresso* ou *Senatus Romanus erecti* ; dans un autre bouclier, presque au coin de l'édifice, du côté du couchant, on lit : ODYACUS.

Au dessus de la corniche, de chaque côté, on voit plusieurs trophées de marine, & le trident de Neptune. Plus haut, en trois endroits, vis-à-vis du petit arc, du côté du levant, sont représentées, en bas-relief, les marques de la religion romaine ; on doit y remarquer l'aspergille qu'on renoit à la porte du temple, dont les payens se servoient, comme les chrétiens de l'asperfoir, pour jeter de l'eau lustrale sur le peuple & sur les victimes.

A côté de ces instruments religieux, est représentée une grande fenêtre où paroît la figure d'un homme à cheval, armé à l'antique ; quelques-uns pensent que c'est celle de *Catulus*, collègue de *Marius* ; à côté de cette figure, & au dessus du tympan du grand arc, est un bas relief qui offre un violent combat.

Sur la façade orientale sont représentés des captifs que les Romains avaient coutume de mener en triomphe, les mains liées derrière le dos ; ils sont placés deux à deux, à égale distance des colonnes ; on y voit des trophées d'armes, composés des déroulles des peuples vaincus, au dessus desquels est la figure d'un pourceau ; le tout est surmonté par l'étendard des Romains, appelé *Labarum*, qui, dans les expéditions militaires, étoit porté par cinq

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Chevaliers, lorsque le Général d'armée marchait en bataille; cet étendart étoit de pourpre, enrichi d'une frange d'or & de pierres précieuses. Dans la frise on voit des Gladiateurs combattant un à un; au dessus est le butte d'une Divinité, entouré de rayons & d'étoiles; quelques Ecrivains pensent que c'est le simulacre du soleil que les Romains honoraient d'un culte particulier.

Sur la face occidentale sont représentés des captifs & des trophées d'armes, semblables à ceux de la face orientale. Il manque sur l'angle de cette façade, du côté gauche, la figure d'un captif; il s'écroula une grande pierre en cet endroit, sur laquelle étoit gravé en gros caractères ce mot TUTOROCHUS; ce qui autorise à croire que la figure qui manque étoit celle de ce Roi des Teutons (1).

Cet arc de triomphe fut trouvé si magnifique par un Prince d'Orange de la maison de Baux, qu'il le fit revêtir de fortes murailles de douze pieds de hauteur, & entourer de fossés; il y fit construire des salles, & le distribua comme un palais où plusieurs de ses successeurs firent leur résidence ordinaire; mais les bâtiments supérieures menaçant ruine, & faisant appréhender la destruction entière de l'édifice; M. le Prince de Conti, propriétaire de la Principauté d'Orange, ordonna, en

(1) Ce monument précieux a souvent exercé le pinceau ou le burin des Artistes. M. Robert, si justement célèbre pour le genre de l'architecture, a peint cet arc de triomphe dans un tableau exposé au Salon en 1787.

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1721, aux habitants de faire toutes les réparations nécessaires pour empêcher que ce bâtiment n'enfeveillit sous ses décombres l'arc de triomphe; alors on démolit la maison bâtie sur l'arc, ainsi que les talus qui la soutenaient; on applanit le terrain, on fit ouvrir les arcs qui étoient bouchés, abattre les murailles dont on l'avoit revêtu, combler les fossés, & rebâtir l'angle de la façade occidentale, qui s'étoit écroulé; les colonnes modernes qui font en cet endroit accollées à celles des Romains, font, avec ces dernieres, un contraste qui n'est pas avantageux pour l'Architecte François.

On a beaucoup écrit sur la cause & l'époque de l'érection de ce monument. Le plus grand nombre des autorités établit qu'il fut érigé en l'honneur de C. Marius, & de Lutatius Catulus, son collègue, après qu'ils eurent vaincu les Ambrons, les Cimbres, & les Teutons.

Sur la montagne qui domine Orange, & où sont aujourd'hui les ruines de l'ancien château, on jouit d'une vue admirable; on découvre la campagne d'Orange, les plaines du Comté Venaissin, les côtes du Languedoc, & les montagnes du Dauphiné; au couchant est le Rhône. « Au midi, se perdent dans les airs les innombrables flèches des clochers d'Avignon. Tout autour de vous sont semés les plus riches points de vue, le Pont-Saint-Esprit, & sa ville au bout; le Mont-Ventou, & son chauve sommet, les murs élégans & circulairement crenelés des villes Venasques. L'œil est ravi, l'âme est enchantée, & les Voyageurs oublie-

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roient l'univers, fi, dans le plus doux des climats, ils pouvoient trouver les plus doux des hommes».

**PRINCIPAUTÉ d'Orange. La Principauté d'Orange** fut long-temps dans la maison de Baux. En 1390, elle passa dans celle de Châlon. Vers le milieu du seizième siècle, la maison de Nassau succéda à celle de Châlon, dans cette Principauté. Guillaume Henri de Nassau, Prince d'Orange, & Stathouder des Provinces-Unies, proclamé Roi d'Angleterre en 1689, mourut, en 1702, sans postérité. Louis XIV se saifal alors de la Principauté d'Orange, & la réunit à la couronne, comme mouvante en fief & hommage-lige, du Comté de Provence déjà réuni. Cependant Guillaume-Henri de Nassau avoit institué, pour héritier de la Principauté d'Orange, Jean-Guillaume Frison, Prince de Nassau Dietz, qui prit le titre de Prince d'Orange, aussi bien que Frédéric Ier, Roi de Prusse, qui étoit le plus proche héritier, du chef de sa mère. Ce dernier Prince céda au Roi, par le dixième article du traité d'Utrecht, ses prétentions sur la Principauté d'Orange, s'en réservant le titre, & se chargeant de donner un dédommagement au Prince de Nassau-Dietz. Par le traité de Berlin du 13 mai 1712, entre le Roi de Prusse & la maison de Nassau, il est dit, article 4, que le Roi de Prusse promet d'employer ses bons offices auprès du Roi de France, pour qu'il permette au Prince de Nassau de retenir le titre & les armes de la Principauté d'Orange, & d'en donner le nom à un de ses domaines; c'est ce qui autorise les Nassau à prendre encore le titre de Princes d'Orange.

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# DESCRIPTION

Au mois de décembre 1714, le Roi donna cette Principauté à Louis Armand de Bourbon, *Prince de Conti*, pour la posséder, ainsi que Guillaume de Nassau, Roi d'Angleterre, sous la réserve de la souveraineté, de l'hommage, & du ressort. Ce Prince en jouit jusqu'à sa mort arrivée en 1727. Quatre ans après, en conséquence d'un traité signé le 23 avril 1731, par les Commissaires du Roi d'une part, & de l'autre, par la Princesse de Conti, Douairière, & par le tuteur honoraire du Prince de Conti, alors mineur; l'Intendant de la province du Dauphiné eut ordre d'aller à Orange, la même année, pour y prendre possession, au nom de Sa Majesté, de la ville & de la principauté, qui furent alors réunies à la province du Dauphiné, & qui depuis ont cessé de former un État particulier.

*Fin de la première Partie.*